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tpe-guerre-du-vietnam
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Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
14.12.2009
Dernière mise à jour :
20.02.2010

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Page de garde

Publié le 10/02/2010 à 21:42 par tpe-guerre-du-vietnam
Page de garde

 

Carton Julien

Debard Gauthier

Delorme Luc-Louis

Sommaire

Publié le 10/02/2010 à 21:38 par tpe-guerre-du-vietnam

Sommaire

 

Sujet : Le cinéma américain a-t-il bien retranscrit la réalité de la guerre du Viêtnam ?

 

I – Une réalité injustement transformée

a)Des films qui instaurent un pseudo héroïsme américain

b)           Une idéalisation du conflit à travers le grand écran

 

II – Une réalité dénoncée par un cinéma américainengagé

a)La folie dont les soldats américains sont victimes

b)           L’engagement américain

Introduction

Publié le 10/02/2010 à 21:37 par tpe-guerre-du-vietnam
Introduction

Introduction

 

    

La guerre du Vietnam fût un conflit opposant le Sud et le Nord du pays éponyme de 1959 à 1975. Au Nord, le régime communiste dirigé par Ho Chi Minh, et au Sud le régime nationaliste de Ngô Dinh Diêm soutenu par les Etats-Unis. C’est donc cet affrontement idéologique en un espace si exigüe qui mit le feu aux poudres, les américains voulant éviter que la théorie des dominos* ne se réalise en Asie. Cette raison principale dans l’investissement des Américains dans cette guerre est pourtant peu connue du grand public, habitué aux films épiques, hissant sur un piédestal l’armée et la politique américaine. Nous allons donc nous intéresser à différents films américains sur cette guerre si contestée : Apocalypse Now Redux de Francis Ford Coppola, Platoon de Oliver Stone, Full Metal Jacket de Stanley Kubrick et Rambo II de George Pan Cosmatos.

Nous pourrons nous demander si ces films retranscrivent bien la réalité de la guerre du Vietnam.

Notre raisonnement se tiendra en deux parties. Dans la première nous verrons que la réalité a été transformée dans des films instaurant un pseudo-héroïsme américain et que le conflit a été idéalisé à travers le grand écran. Dans la deuxième partie nous étudierons cependant qu’une certaine réalité, notamment la folie dont les soldats furent victimes et l’impérialisme des Etats-Unis, fût dénoncée par un cinéma américain engagé.

 

 

 *Théorie des dominos : La théorie des dominos est une théorie géopolitique américaine énoncée au XXe siècle, selon laquelle le basculement idéologique d'un pays en faveur du communisme serait suivi du même changement dans les pays voisins selon un effet domino. Cette théorie fut invoquée par différentes administrations américaines pour justifier leur intervention dans le monde. (source : wikipédia)

I- a)

Publié le 10/02/2010 à 21:35 par tpe-guerre-du-vietnam
I- a)

I- Une réalité transformée

 

a)  Des films qui instaurent un pseudo héroïsme américain

 

 

           Le cinéma américain traitant de la guerre du Vietnam connu plusieurs périodes bien distinctes.

Pendant la guerre et dans les années suivantes, jusqu’à 1978, Hollywood ne s’enthousiasma pas à cette guerre, offrant peu d’œuvres de fictions. On trouve par exemple « Commando au Vietnam » (A yank in Vietnam) qui raconte les péripéties d’un officié chargé de libérer un médecin ayant été enlevé par les Viêt-Cong. Ce peu d’engouement est normal car cette guerre fut la plus impopulaire de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique. De plus, l’Etat n’avait pas obligé, comme lors dela Seconde Guerre Mondiale, les réalisateurs à participer à l’effort de guerre. 

 

En plus de tous cela, Hollywood découragea les réalisateurs de réitérer des films à polémique, comme Les bérets Verts de Wayne, sorti au cours de l’année 1968. Celui-ci était l’apologie de l’engagement Américain au Vietnam, justifiant la guerre avec un patriotisme à la limite du grotesque. Wayne n’en était pas à son coup d’essai, ayant réalisé Alamoou même Iwo Jimaet son amour de la patrie de l’oncle Sam se traduit dans ses films. Par exemple les 20 premières minutes des Bérets Vertsexpliquent minutieusement les pseudo raisons de l’engagement anti-communiste. La sortie de ce film déclancha une vaste polémique, et certains virent en cette œuvre un objet de manipulation des masses, une grossière propagande.

Dès 1978, et ce jusqu’à 1985, après la défaite humiliante des Américains, fleurirent des films revanchards, hargneux. Les valeurs de patriotisme américain furent outragées après la défaite de 1975, et c’est dans ce climat d’orgueil blessé, comparable à notre défaite de 1871 contrela Prusse, que naquit Rambo (1982), et surtout Rambo II(1985), traitant le conflit Vietnamien.

 

 

 

En effet dans ce film le personnage de John Rambo, joué par Sylvester Stallone, dévaste à lui seul les rangs Viêt-Cong, armé d’un arc et de flèches. On trouve ainsi un exemple de la supériorité américaine face aux communistes que le héros supprime par centaines. Mais la cause de la trahison, qu’est le communisme pour les Américains, émane de l’U.R.S.S., et le réalisateur George Pan Cosmatos amène donc une troupe de soldats Russe à croiser le chemin de Rambo. Ceux-ci sont montrés méchants et sadiques : ils utilisent la torture pour faire parler Rambo, et voyant que la douleur n’a pas d’emprise sur le soldat américain, ils menacent de crever l’œil d’un autre soldat, et Rambo parle, car son esprit de camaraderie est le plus fort.

Pour illustrer le thème de la supériorité de l’américain sur les autres, nous pouvons prendre pour exemple la scène ou, après s’être évadé du camp communiste, Rambo est pris en embuscade dans la jungle par cinq soldats du Nord Viêtnam dont les balles ne l’effleurent même pas. Par contre sa réplique est fulgurante et quatre soldats asiatiques décèdent en une seule salve.  

 

 

 

                                   

Suite à la vision de ces films à la limite de la propagande, nous pouvons apercevoir le soldat américain parfait, celui qui lutte contre le communisme, celui qui dévaste les rangs ennemis avec des armes de fortunes, celui qui n’est jamais blessé. Dans ces aventures épiques d’un nouveau genre, le soldat américain est élevé au rang de héros, en machine à tuer supérieur à quiconque.   

I- b)

Publié le 10/02/2010 à 21:33 par tpe-guerre-du-vietnam
I- b)

b)  Une idéalisation du conflit à travers le grand écran

          Au cours de cette partie nous tacherons de comprendre dans quelles mesures certains films sur la guerre du Viêtnam ont idéalisés le conflit Vietnamien et la patrie américaine.

         Ainsi, certains réalisateurs ont pris parti d’être subjectifs dans leur approche cinématographique du conflit. Par exemple, aucun cinéaste ne montre, ni même ne mentionne l’existence possible et l’utilisation pourtant effective de l’agent orange, cedéfoliant chimique responsable de plusieurs maladies chez les personnes ayant eu affaire à cet herbicide.

  

 

En effet son usage a été massif et c’est plus de 3 millions de Vietnamiens qui ont été directement exposés aux herbicides entre 1961 et 1971, auxquels il faut rajouter un nombre inconnu de cambodgiens, de laotiens, de civils et militaires américains, et de leurs divers alliés australiens, canadiens, néo-zélandais, sud-coréens. Cécité, diabète, cancers de la prostate et du poumon, malformations congénitales furent les conséquences d’une utilisation abusive et non contrôlée de l’arme bactériologique.

 

 

 

Mais, même dans la filmographie engagée concernant la guerre du Viêtnam, il n’est mentionné nulle part l’usage de cette arme dévastatrice.

      De plus, l’utilisation du napalm pourrait être sujette aux mêmes remarques, même si son utilisation est confirmée dans le film Apocalypse Now, notamment la scène avec le commandant Kilgore, lorsqu’il attaque le village vietnamien (pour la principale raison que celui-ci est bien situé pour la pratique du surf, que le commandant Kilgore et la plupart de ses hommes pratiquent assidument), et qu’il explique à Willard qu’il adore l’odeur du Napalm le matin.

    Les combats furent plutôt violents, meurtriers, les chiffres en attestent, angoissant pour les deux parties. Ce fait n’est pas illustré dans tous les films visionnés. Dans Rambo II par exemple les Américains ne meurent jamais. En effet même après la guerre, après des années de détention en territoire Vietnamien dans des conditions délibérément montrées de manière pathétique, à la limite de l’excessif, les Américains sont toujours là, certes quelque peu fatigués mais toujours vivant. Nous avons utilisé le mot « excessif » car le plan ou l’on voit les Marines dans leur cellule en bambou, qui s’apparente d’ailleurs plus à une cage très confinée, dans laquelle ils vivent à plusieurs depuis des années, le réalisateur insiste sur la combativité des soldats américains en les couvrant de détritus, de rats et de parasites dont les effets pathologiques évidents, du fait du manque d’hygiène, auraient du avoir des conséquences létales. Mais le fait est que ces militaires américains ont survécu et qu’un soldat, un seul, Rambo, les sauvent tous à la fin. D’ailleurs dans l’intégralité du film, aucun américain ne meurt, alors que des centaines de Russes et leurs alliés Viêt-Cong trépassent. Il est intéressant de noter que la seule perte du côté de Rambo est son informatrice, Vietnamienne bien sur. Le réalisateur veut démontrer dans cet acte toute la lâcheté du Viêt-Cong qui abat ses propres compatriotes, et qui plus est une femme, et une femme qui rêvait d’Amérique. En effet elle avait demandé à Rambo, juste avant sa mort, de l’emmener avec lui en Amérique, quand sa mission serait terminée. Ce fait traduit le plaisir que tirent les Américains de leur statut de « terre du rêve », qui entretiennent eux même le cliché de « l’American dream ».

II - a)

Publié le 10/02/2010 à 21:27 par tpe-guerre-du-vietnam
II - a)

II – Une réalité dénoncée parun cinéma américain engagé

 

a) La folie dont les soldats américains sont victimes

 

     La guerre fut tellement meurtrière et violente, tellement éprouvante pour les soldats américains, loin de la patrie de l’Oncle Sam, que des conséquences néfastes pour leurs esprits troublés firent leur apparition.

En effet la folie devint une donnée majeure de la filmographie concernant la guerre du Vietnam ; ainsi dans Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, cet aspect de la guerre et de la psychologie humaine face à ce déferlement de violence fut largement exploité par les cinéastes.

On peut noter que cette folie a également affecté le réalisateur et les acteurs, lors du tournage d’Apocalypse NowCoppola investit une grande partie de sa fortune dans ce projet, s’investissant corps et âme dans son film. A la fin de l’année 1976 Coppola retourne aux Etats-Unis après un tournage désastreux, avec des centaines d’heures de pellicules inutilisables. Dépassé et happé par la démesure de son entreprise Coppola devient sujet à des crises mystiques et se met à se droguer. Durant ses délires, dégouté par la politique étrangère américaine, il s’identifie aux peuples opprimés du Vietnam. Il perd ainsi quarante kilogrammes, devient agressif, paranoïaque, mégalomane et dépressif, menaçant plusieurs fois de se suicider. A cette époque il dépense 150 000 dollars par jours pour assouvir ses lubies, se faisant livrer des centaines de steaks congelés provenant d’Amérique, du champagne et divers produits de luxe et réclame la construction d’une piscine derrière la maison qu’il loue. Au gré de son humeur Coppola remodèle chaque semaine son équipe, de plus en plus sujet à sa mégalomanie. Face à cette situation, l’équipe de tournage organise diverses mutineries et révoltes pour manifester son mécontentement et son malaise.

Cette ambiance de folie générale se traduit dans Apocalypse Now qui est un film sur la folie humaine, un voyage initiatique au milieu du conflit, grâce au personnage du capitaine Willard, le film brasse une quantité de personnages tous plus ou moins atteint par une démence inguérissable. Il est intéressant de constater que l’intensité de la folie monte crescendo tout le long du film dès la première séquence, ce voyage à travers la folie est symbolisé par la remontée du fleuve par Willard et ses hommes, voyage qui les rapproche à chaque instant de leur cible : le colonel Kurtz.

L'armée américaine est gangrenée par la drogue, à l'image de Lance Johnson, un des membres de l'équipage de Willard, et surfer professionnel. Elle est aussi le lieu de trafics en tout genre, comme le montre la séquence à la base de ravitaillement : trafics de motos, d'alcool, de drogue qui sont plus importants pour le sergent que le service normal. L'armée en tout cas ferme les yeux sur cela.

        L’un des aspects majeur du film est le fait qu’en partant éliminer un homme fou, le capitaine Willard et ses hommes deviennent eux-mêmes fous. On peut voir une allusion similaire à cette transformation dans Full Metal Jacket de Stanley Kubrick. En effet le camp de formation transforme le soldat « Baleine » en prédateur pour lui-même et ses compagnons de galère. De la même façon Willard, le héros de Apocalypse Now, devient l’incarnation de ce qu’il doit détruire, bien que l’on ne voit pas ce qu’il advient de lui après la destruction du camp de Kurtz, Coppola laisse ici la porte ouverte au spectateur pour s’imaginer la suite.

Une phrase qui résume parfaitement l’état d’esprit de la guerre et du film est celle-ci, prononcée par le colonel kurtz lors de sa rencontre avec Willard :

« Ils (les dirigeants américains) leur (les soldats) apprennent à tirer sur des civils mais leur interdisent d’écrire FUCK sur la carlingue de leurs avions, parce que c’est obscène. ». Le spectateur est dans ce cas-présent invité à se demander qui est le plus fou, de l’Etat-major américain ou du colonel Kurtz. La pitié n’existe pas, et seul l’absence de jugement permet au soldat de sortir vivant du massacre ; c’est la théorie qu’applique à la lettre le colonel Kurtz, il répond à l’horreur par l’horreur, ce qui lui permet de survivre. L'homme qui se veut poète et philosophe semble s'être donné pour mission de confronter les excès et l'inutilité de cette croisade américaine en poussant ses actions à l'extrême. Il ne gène pas vraiment l’armée américaine mais la met face aux horreurs de la guerre et à l’erreur de l’engagement américain dans le conflit. Cet engagement américain était-il justifié ? C’est ce que nous allons voir dans la deuxième partie de ce grand deux :

 

II- b) L'engagement Américain

Publié le 10/02/2010 à 21:12 par tpe-guerre-du-vietnam
II- b) L'engagement Américain

 

b) L’engagement américain  

 

Nous allons voir dans cette partie que la plupart des réalisateurs de films sur le conflit vietnamien sont d’accords sur un point : cette guerre n’était pas fondée.

"Vous les Américains, vous vous battez pour rien du tout" ; c’est ce qu’explique Hubert Desmarais au Capitaine Willard dans la séquence de la plantation française rajoutée dans Apocalypse Now Redux . C'est bien ce que pense Coppola au moment où il tourne cette scène, et ce que pensent beaucoup d'Américains à l'époque. Les soldats eux-mêmes dans le film ne comprennent pasce qu'ils font là. Thème récurrent dans les films sur le Vietnam. En vérité, si les américains se sont engagés dans cette guerre, c’est à cause de la peur du communisme qui régnait à ce moment de l’histoire. Notamment avec la théorie des dominos (définie plus haut), qui fut la justification la plus utilisée pour défendre l’intérêt de ce conflit. Or l’engagement américain a été un désastre, tout d’abord au niveau de l’économie des Etats-Unis. Ainsi le Département de la Défense américain estimait-il en juin 1974 que le coût total de la guerre, c'est-à-dire la différence entre ce qui a été dépensé durant le conflit et ce qui aurait été dépensé en temps de paix, s’élevait à 140 millions de Dollars (au cours américain du Dollar de 1974). Mais il faut ajouter à ce nombre l’inflation qui survient inévitablement en temps de guerre, une perte énorme de production, le remboursement des emprunts et le paiement des pensions de vétérans. Il a été estimé que le chiffre total atteignait environ 300 milliards de Dollars. Mais ces dépenses exorbitantes sont-elles justifiées par les dommages
qui ont été infligés à l'ennemi? On ne possède que des estimations imprécises des pertes qu’a subies le Nord Vietnam, mais il est établi que, en 1966, les avions américains ont coûté, à l'économie et à l'effort de guerre nord-vietnamiens, 130 millions de dollars. Quand on
compare les sommes engagées et les dommages causés, on en arrive à des chiffres qui montrent que la guerre aérienne des Américains a coûté les yeux de la tête. Pour chaque dollar de dégâts causés au Nord Vietnam,
les Etats-Unis en dépensaient 9,60.

    Si la guerre a couté cher au contribuable américain, elle présente un bilan moins sanglant que la Deuxième Guerre Mondiale par exemple. Ainsi, durant ce conflit qui dura 10 ans, 46 370 soldats américains moururent au combat, plus de 10 000 autres d’accidents et de causes extérieures au combat direct (maladies, suicide…). A titre de comparaison, le premier jour de l’offensive alliée sur la somme en juin 1916, il y eu 20 000 morts et 57 000 blessés britanniques. Ce qui fait que le bilan en morts et blessés de la guerre du Vietnam peut sembler dérisoire lorsque l’on parle en nombre de vies, mais elle reste un traumatisme très présent pour les soldats.

 

 

 

Conclusion

Publié le 10/02/2010 à 21:08 par tpe-guerre-du-vietnam
Conclusion

Conclusion

                            

                            Nous avons donc pu constater à travers les témoignages et récits pouvant être considérés comme véridiques sur la guerre du Vietnam que le cinéma américain était partial et arbitraire.

                            Cependant ce serait une erreur que de porter un jugement trop manichéen  sur le cinéma américain concernant cette guerre. En effet, trois films nous incitent à réfléchir à propos de ce conflit : Full Metal Jacket, de Stanley Kubrick, Apocalypse Nowde Francis Ford Coppola et Platoon de Oliver Stone.

              Ainsi Coppola nous montre cette folie qui touche tant d’américains engagés au Vietnam, mais aussi la manière dont le gouvernement américain étouffa ce genre d’affaires : Willard est chargée d’une mission secrète. Personne ne doit savoir qu’un gradé américain est devenu fou à lier et a abandonné son pays, crime suprême que celui de trahir les U.S.A. De même, Full Metal Jacket nous dévoile les conditions d’entraînement des jeunes recrues américaines et l’humiliation perpétuelle dont elles sont victimes. Platoon nous dévoilait un autre penchant de la folie, moins « métaphysique » que celle dont est atteint le colonel Kurtz : la folie meurtrière. En effet, avec le personnage du Sergent Barnes, Oliver Stone montre au spectateur ce qu’on peut considérer comme un témoignage véridique (Oliver Stone a participé à cette guerre en tant que soldat) du comportement belliqueux à l’excès dont firent preuve certains militaires.

         On peut donc dire que notre jugement est à nuancer, en effet comme lors nombreux conflits, on ne peut pas être sur de l’impartialité du bilan et des témoignages. Cependant on aura pu distinguer deux tendances principales à travers les films visualisés :

                       - Le film qui tente de retranscrire le plus fidèlement la réalité, bien qu’il faille noter que les réalisateurs américains gardent un certain patriotisme, et c’est à cause du fait que le public américain bouderait un film qui présenterait une réalité peu flatteuse pour leur pays, qu’ils ne peuvent pas réellement présenter un film totalement objectif.

          -Le film qui est est à regarder plus à titre de divertissement, tel Rambo II, dont le but n’est pas d’apporter une réflexion sur la Guerre du Vietnam mais plutôt de glorifier l’héroïsme américain. Il est à relever aussi un esprit légèrement revanchard, ainsi Rambo explique-t-il à son supérieur que cette fois-ci il part « pour gagner ».

             Si ce raisonnement est applicable pour la guerre du Vietnam, il l’est aussi pour la plupart des conflits armés. Ainsi, il sera intéressant de voir comment le cinéma américain traitera la guerre en Irak dans les films qui ne manqueront pas de sortir sur ce sujet dans les années à venir.